Phobos : Tome 2 – Victor DIXEN

Auteur : Victor Dixen.

Éditions : Robert Laffont (Collection R).

Genre : Jeunesse, Science-Fiction.

Date de parution : 19 Novembre 2015.

Nombre de pages : 490.

C’est grâce à la saga « Phobos » que Victor Dixen est devenu parmi les auteurs les plus lus par les lecteurs francophones. Il ne passe pas un jour sans que cette série fasse son apparition sur les réseaux sociaux de la communauté des lecteurs et si on ajoute le travail énorme qu’a fait la Collection R afin de promouvoir ses différents tomes, je me suis laissé embarquer moi aussi dans cette épopée à des millions de kilomètres de la Terre. J’ai adoré le 1er tome de la saga « Phobos » et malgré le cliffhanger insoutenable de ce dernier, j’ai pu quand même résister deux mois avant d’enchaîner avec le 2ème tome.

DE QUOI ÇA PARLE ? (Tome 1 sans spoiler)

Phobos raconte l’histoire du programme GENESIS, né après la vente de la NASA à un fond d’investissement privé, ATLAS CAPITAL, afin que les États-Unis puissent solder leurs dettes. Le programme consiste à envoyer 12 jeunes adultes qui sont en âge de se marier et de procréer, afin de peupler la planète Mars et d’y apporter une civilisation. Pour concrétiser ce projet, le programme décide de sélectionner 6 filles et 6 garçons de 12 différentes nationalités et qui, du coup, ne se connaissent pas. Ils vont voyager dans deux vaisseaux séparés et chaque semaine pendant toute la durée du voyage vers Mars, une fille ne peut rencontrer qu’un seul garçon et ce durant seulement 6 minutes. À l’issue de toutes ces rencontres, ils doivent faire leurs « Listes de cœur » qui vont à la fin décider avec qui chacun va passer sa vie sur la planète Mars et faire des enfants.

Pour rentabiliser le projet et en faire une entreprise hyper lucrative, tout est filmé intégralement en direct et transmis sur la chaîne GENESIS pour donner naissance à la plus grosse émission de télé-réalité jamais connue au monde et nous, on va suivre principalement le point de vue de Léonor, l’une des 6 prétendantes. Mais, on va vite se rendre compte que ce voyage ne va pas se passer exactement comme prévu et que pour les 12 pionniers, qui font leur allée simple et sans retour vers Mars, il trop tard pour regretter !

C’EST DANS LES MOMENTS DES DÉCISIONS QUE LES DESTINÉES PRENNENT FORMES, QUE LES LECTEURS S’IMPATIENTENT !

Dès le début de ce tome 2, on reprend avec les personnages qui sont à l’aube de prendre une décision capitale qui va décider quant à leurs destins ainsi que le cours de l’histoire. Le problème, c’est que les prétendants prennent exactement le temps du 1/5 du livre à prendre leur décision. C’est vrai qu’au cours de ces 90 pages, il y avait des nouvelles données qui vont influencer sur le choix mais qui ne font rien pour accélérer cet acte 1er et c’est très gênant et frustrant de constater qu’après un certain nombre de pages, l’intrigue n’avance pas et que l’on tourne toujours en rond autour du même point.

Le début du 2ème acte marque la fin de cette attente pénible, avec la reprise de la chaîne GENESIS et à partir de là, tout s’enchaîne vite et on reconnaît de nouveau la plume très fluide et agréable de Victor Dixen, son intrigue très bien pensée et menée et son récit aussi bien haletant qu’immersif.

NARRATION CINÉMATOGRAPHIQUE CAPTIVANTE :

Je ne féliciterais jamais autant Victor Dixen pour son choix excellent de mener sa narration sous différents angles, littéralement cinématographiques ! Ces différents champs n’ont pu que rendre le texte très divertissant, addictif et rapidement lu (Soucis du rythme mis à part). On suit principalement le point de vue de Léonor (Le champ), mais aussi celui de Serena McBee, la productrice de l’émission (Le contrechamp) ou de Andrew Fisher et sa compagnonne (Le hors-champs) qui nous permettent d’avoir accès à des informations que les candidats ignorent et qui ne font que pimenter l’intrigue en donnant une cadence soutenue aux évènements et la rendre encore plus addictive. Comme on peut aussi suivre ce que voient les spectateurs sur leurs écrans via la chaîne GENESIS.

Côté personnages, on sent que l’auteur se penche de plus en plus sur ses protagonistes et surtout les garçons qu’on apprend mieux à les connaître puisqu’on les avait peu vu au cours du voyage sur le Cupido. En plus, on ne sait que ce qu’ils veulent nous montrer lors des rencontres dans le parloir. Du coup, les suivre vivre leur quotidien auprès des prétendantes et dévoiler peu à peu leurs secrets ne peut que donner plus de piquant au développement de l’histoire. D’autre part, je suis très reconnaissant envers l’auteur et ce parce que la romance ne prend pas une grande ampleur (pas plus qu’elle ne le mérite en tout cas). Ça l’a évité de tomber dans le piège de banalité qu’une romance mal dosée peut engendrer !

On apprend aussi à mieux connaître le personnage de Harmony McBee, la fille de Serena McBee, qui n’avait pas un rôle remarquable dans le cours de l’histoire du premier tome mais qui est impliqué un peu plus cette fois et qui nous cache encore plus de surprises pour le futur que celles qu’elle nous a déjà dévoilées !

L’IMPORTANCE DE LA RECHERCHE DANS UN RÉCIT YOUNG-ADULT : PHOBOS DE VICTOR DIXEN COMME EXEMPLE

Écrire dans la science-fiction n’est pas toujours une tâche évidente. Pire encore est d’écrire dans ce genre pour un public jeune. Mais en lisant les 2 premiers tomes de la saga, et malgré le cadre spatio-temporel un peut délicat, Victor Dixen maîtrise totalement le décor qu’il a choisi et qu’il a planté petit à petit grâce une description simple mais précise. Du coup, on a aucun mal à imaginer les lieux atypiques qui accueillent les évènements de cette saga surtout qu’il y a souvent des plans annexés au texte.

Et là, je ne peux que parler du travail de recherche extrêmement sérieux et minutieux qu’a mené Victor Dixen sur Mars, pour aboutir à un roman d’une telle richesse. Toute l’intrigue et ses détournements reposent essentiellement sur un tas de faits scientifiques qui fait le squelette de la saga et que l’auteur prend la peine de les simplifier de sorte que le lecteur ne s’aperçoit même pas du taux énorme d’information que l’écrivain glisse entre les lignes de son récit. Quant aux schémas qui servent à éclaircir certains manœuvres ou technologies, ils sont simples, bien légendés et agréables à voir et ils permettent parfois de mieux illustrer ce qu’on peinait à décrire avec les mots.

En fait, en lisant juste ces 2 premiers tomes, je me rends compte qu’une fois l’idée de base, celle du programme GENESIS, a pris naissance dans la tête de l’auteur, le grand mérite pour le succès de la saga revient au grand travail de recherche mené par Victor Dixen qui lui permis de surprendre le lecteur et manipuler son récit et ses personnages avec brio car les détournements décisifs de l’histoire ne sont que les conséquences d’un certain phénomène planétaire, d’une faille technologique quelconque ou d’un vieux rêve de l’humanité qui révolutionnerait la conquête de l’espace, concrétisé dans l’imagination de l’auteur.

BREF …

Je ne peux que recommander encore une fois cette lecture, ce pur moment de bonheur que nous procure cette expérience spatiale qu’est Phobos. J’ai encore aimé ce 2ème tome qui sert de transition, malgré le rythme un peu lent du début, ce qui ne fait que hausser mes attentes quant au 3ème tome qui m’attend sagement dans ma bibliothèque et que je lirais certainement très prochainement.

J’ai accordé à ce tome sur undefined, sinon 18/20 sur undefined !

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